Mes vœux pour l'année 2024

Donnez vous le bonheur d'éveiller votre lumière intérieure et d'être un artisan de paix et de réconciliation entre les hommes !

Bonjour à tous,

L'année 2024 est déjà bien engagée, les souvenirs des fêtes qui ont terminé l'année 2023 s'éloignent, et nous sommes tous repris par les obligations et les engagements divers de nos existences. J'ai pris le temps de porter un regard apaisé sur les événements qui ont jalonné l'année passée, à un niveau global comme dans ma vie personnelle, avant de vous partager ces quelques réflexions et de vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année civile.

D'abord, ce qui m'a particulièrement touché durant cette année passée, c'est l'écart considérable, et souvent tragique, entre les efforts des personnes, toujours plus nombreuses, qui essayent de faire avancer la cause de la bienveillance, de la vérité et de la liberté, et l'augmentation des tourments qui s'abattent sur nos sociétés et les personnes qui les composent. Ces événements sont certes, pour certains, le résultat de l'impéritie et de l'inconséquence des puissants, de leur orgueil immense ou de leur folie guerrière, mais d'abord et surtout les conséquences ultimes de ces inclinaisons auxquelles cèdent les humains, parfois avec ivresse, depuis la nuit des temps, la bêtise, l'indifférence, le rejet de l'autre, la jalousie, et jusqu'à la haine et au refus de pardonner.

Cependant j'ai pu me réjouir cette année encore de croiser de plus en plus d'individus qui veulent se tenir à la pointe avancée du progrès humain dans sa dimension la plus spirituelle, et qui ont compris que le monde s'améliorera s'ils commencent à développer en eux les potentiels les plus nobles de l'être humain, tels notre capacité à aimer et partager ou notre génie à inventer des solutions pour repousser le malheur. Mais je me suis par ailleurs souvent désolé, et j'ai pleuré sur les barbaries et les atrocités qui se sont déchaînées ici ou là, sur des personnes isolées ou des peuples entiers, et dont certaines m'ont profondément ébranlé.

Ce qui m'a aussi frappé cette année, c'est cette injonction maintenant quasi permanente, dans le tumulte des médias et des réseaux sociaux, et même parfois dans les groupes d'amis, à prendre parti pour une cause contre une autre, pour untel contre untel, pour tel peuple contre tel autre.

Ainsi il faudrait, pour être une personne convenable, désigner ses ennemis, et assigner ainsi certains à l'opprobre quand on encenserait les autres, séparer le monde entre les bons selon tel critère et les mauvais selon tel autre, et crier avec les loups qui font le buzz et s'insultent et s'entre-déchirent dans le confort des salons et des rédactions ou derrière leurs écrans ! Il faudrait, comme eux, faire des choux gras des difficultés, des faiblesses ou des erreurs, voire des souffrances, de ceux qui font face à la complexité de la vie ou à la brutalité du réel, ici dans les pièges du quotidien, là-bas au milieu de la mitraille ou dans les famines !

Et bien non ! Je crois au contraire qu'il y va de notre avenir à tous, de choisir de nous hausser à une belle hauteur d'homme, au-dessus des passions délétères et des ralliements faciles, pour dépasser les identités et les histoires certes légitimes et respectables, mais parfois si contradictoires qu'elles restent sans horizon viable dans l'opposition et la fracture, pire encore dans la haine et la vengeance.

Je crois qu'il est plus digne et plus utile de chercher à comprendre et à connaître chacun et tous, en prenant le temps de faire la généalogie des crises, plutôt que de juger et de condamner, et surtout d'essayer ensuite de tracer la voie fragile, mais combien nécessaire, de la conciliation et du pardon. C'est la seule solution raisonnable à toutes ces circonstances qui demandent d'échapper au cycle infernal des tensions et des violences, tant au niveau interpersonnel qu'au niveau des groupes ou des nations.

Il nous faut apprendre à apercevoir parfois, à deviner souvent, mais à exiger toujours de rechercher les conditions qui rendront possible de retisser les liens humains, rompus par les intérêts divergents ou les conflits douloureux, car notre vraie cause commune, vitale pour l'avenir, est celle de la paix et de l'amour.

Il est temps que nous décidions collectivement de ne plus donner aucun aliment à la haine de l'autre, que nous refusions en toute circonstance de participer à ce qui ruine l'avenir de l'humanité, et que nous osions enfin croire en notre pouvoir de recréation de nous-mêmes et de nos sociétés. Tout changer est possible, il est possible à l'horizon de quelques générations d'efforts patients et généreux de transformer en profondeur notre monde, en créant, d'abord à l'échelle de petits réseaux interpersonnels, des îlots de paix et d'intelligence fondés sur la bienveillance et la complémentarité, qui donneraient ensuite à d'autres envie de s'engager dans cette voie, si nous dépassons nos égoïsmes, nos peurs et nos doutes.

Il n'y a d'autre fatalité que celle de notre renoncement face au mal, quand ce n'est notre complicité inconsciente ou celle de notre neutralité illusoire qui lui laisse toute la place, fatalité qu'il faut abattre d'urgence en construisant le bien actif et la concorde au quotidien !

C'est en activant en nous l'amour comme moteur du changement personnel et du progrès social que nous pourrons également ramener peu à peu dans nos sociétés la liberté dont nous avons besoin pour en renouveler les fondements. En inventant des espaces d'apprentissage d'une vraie démocratie délibérative, fondée sur la codécision bienveillante au niveau local, portée ensuite au niveau plus large par délégation révocable, nous montrerons qu'il est possible de redonner au peuple sa vraie souveraineté sans aboutir au chaos et à la violence. Il deviendra alors évident qu'il est plus facile d'accepter des modes de fonctionnement collectif qui résultent de larges processus de coproduction, que d'obéir aveuglement à des lois décidées par un petit cercle de spécialistes, élus par défaut sur la base de programmes bénéficiant d'un matraquage médiatique.

C'est dans cette dynamique et cette espérance que je m'efforcerai durant toute l'année, à travers ces Spirituelles Chroniques d'Amour et de Liberté, de continuer, comme dans ma Minute Spirituelle de juillet 2022 à octobre 2023, de vous proposer des pistes pour progresser vers le bien-être et l'accomplissement spirituel. Je vous apporterai également des contenus sur les traditions spirituelles et mes lectures des grands textes de l'humanité ainsi que mes réflexions dans la perspective du Nouveau Monde à inventer. Enfin, je vous partagerai mes coups de cœur pour des écrivains, des poètes, des artistes et des événements culturels qui peuvent embellir notre quotidien ou nourrir notre imaginaire et je vous confierai mes réactions à l'actualité du monde.

Voilà, après ces trop longs propos pour lesquels je demande votre indulgence, je vous souhaite pour finir une excellente année 2024 en pleine santé, et d'y recevoir et d'y prodiguer beaucoup d'amour et de joie ! Faites fleurir vos plus belles fleurs, donner vous le bonheur d'éveiller votre lumière intérieure et d'être un artisan de paix et de réconciliation entre les hommes !

Et n'hésitez pas durant l'année à m'interpeller sur tous les sujets qui vous passionnent ou vous interrogent, dans les commentaires ou par e-mail à jnd@jeronath.net et à profiter des tchats que je vais bientôt organiser. Cette publication est la vôtre et grandira par votre participation et vos demandes.

Je vous embrasse tous, de tout cœur !

Jérôme Nathanaël

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Les Spirituelles Chroniques
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